Instruments Vintage

Elisha Gray Harmon

Lorsque l’on se penche sur la liste d’instruments qui ont façonnés l’histoire de la musique électronique, on est fasciné par sa longueur et sa multiplicité. Au point de vouloir s’intéresser à ceux qui ont contribué à former des instruments aujourd’hui oubliés. L’autodidacte américain Elisha Gray est l’inventeur du « télégraphe musical » en 1876. Ce petit clavier débouche sur une série de cornets (haut-parleurs). C’est ni plus ni moins que l’ancêtre du synthétiseur, basé sur le contrôle du son par voltage discontinu, autrement dit l’oscillateur électrique. Malheureusement, comme pour le brevet du téléphone qu’il abandonne à l’italien Antonio Meucci, Gray ne connaîtra pas un destin à la hauteur de ses travaux parallèles à ceux de son compatriote Thomas Edison. Il est intéressant de constater qu’Edison, qui a conçu le phonographe, l’a fait pour aider à la dictée et non dans un but musical.

En 1906 surgit un deuxième personnage clé, Lee De Forest, qui met au point les techniques d’amplifications du son. C’est une révolution incroyable. Il élaborera l’Audio Piano, version perfectionnée du télégraphe musical. Quant à Thaddeus Cadill, il met au point le Thelharmonium, un instrument qui pèse deux-cents tonnes.

Il en va de même pour tous ces concepteurs d’instruments ultérieurs que sont l’Arc Chantant de William Duddel (1889), les tubes à vide, le Spharaphon de Jörg Mager (1921) ou encore le Trautonium de Friedrich Trautwein (1930), et bien d’autres encore. La plupart de ces inventeurs sont soit des scientifiques du son (dans la lignée d’Hermann von Hermoltz, qui publie une étude sur la perception du son en 1860), soit des musiciens, comme Maurice Martenot.

Mais parmi tous ces instruments, certains traverseront le temps et les frontières musicales. Ainsi du Theremin Vox créé par Léon (de Moscou) Theremin, en 1917. Cet instrument, magnifié par la virtuose Clara Rockmore pour des interprétations d’œuvres classiques, se retrouve sur le titre « Good Vibrations » des Beach Boys de 1966, un des titres les plus populaires de l’histoire, ce qui n’est pas un mince paradoxe.

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**** Thérémine 1919 ****

Leon-Theremin

Lev Sergueïevitch Termen (« Léon Theremine »)

Le thérémine (theremine ou theremin) est un des plus anciens instruments de musique électronique, inventé en 1919 par le Russe Lev Sergueïevitch Termen (connu sous le nom de « Léon Theremine »). Composé d’un boîtier électronique équipé de deux antennes, l’instrument a la particularité de produire de la musique sans être touché par l’instrumentiste. Dans sa version la plus répandue, la main droite commande la hauteur de la note, en faisant varier sa distance par rapport à l’antenne verticale. L’antenne horizontale, en forme de boucle, est utilisée pour faire varier le volume selon sa distance par rapport à la main gauche.

Clara Rockmore

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clara_Rockmore

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Katica Illenyi

Theremin Moog

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Ondes Martenot 1928 – inventé par Maurice Martenot

martonoMaurice Martenot fit preuve dès son plus jeune âge de dons musicaux et apprit le piano, le violoncelle, l’harmonie et le contrepoint. S’attachant particulièrement aux questions pédagogiques et à l’application des plus récentes données de la psychopédagogie à l’enseignement de la musique, il contribue à la rénovation de l’éducation musicale en mettant au point avec ses deux sœurs, une méthode qui a fait ses preuves. Mais une autre question préoccupait Maurice Martenot : ouvrir à la musique un horizon nouveau en lui apportant des moyens d’expression inédits, une palette de sonorités non encore entendues, mettant le progrès de la science au service de l’art.

Il créa les Ondes musicales Martenot, l’instrument qui porte son nom qui trouve aujourd’hui sa place officiellement parmi les instruments traditionnels, au concert, au théâtre, dans la musique de films, dans celle des émissions radiophoniques et de télévision, enfin dans l’enseignement au Conservatoire de Paris.

Il est le frère de Madeleine Martenot et de Ginette Martenot.

Un documentaire éloquent trace son œuvre et l’évolution de l’instrument qu’il a créé et dont son fils Jean-Louis Martenot préserve l’héritage.

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ORGUE HAMMOND Inventeur Laurens Hammond 1930

L’orgue Hammond est un instrument électromécanique inventé dans les années 1930 par Laurens Hammond. Il s’inspire de l’orgue traditionnel et était initialement destiné à équiper des églises n’ayant pas la place ou les moyens financiers pour disposer d’un orgue à tuyaux.

Le principe de fonctionnement est celui de la roue phonique, basé sur un ensemble de 91 pignons entrainés par un moteur électrique alternatif synchrone qui cale sa vitesse de rotation sur la fréquence du courant (50 Hz en Europe, 60 Hz aux États-Unis), inventée au début du XXe siècle pour le harmoniste.

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Les dits pignons ont des nombres de dents différents. Ils tournent dans le champ magnétique émis par un aimant. Une bobine centrée sur chaque aimant sert ensuite de capteur pour le champ magnétique variable, ré-induit par les roues constituées d’un matériau ferromagnétique. Cette combinaison pignons/champ-magnétique/capteurs donne le fameux son Hammond. Cet instrument est un orgue électromécanique, muni d’un amplificateur et non un instrument électronique.

En 1958, alors que la firme Hammond s’apprêtait à sortir un nouveau modèle, le A100 pour lui succéder, elle décide devant l’explosion des ventes et grâce à Jimmy Smith, de reprendre la production du B-3, sans savoir encore que ce modèle serait la référence de la marque.

Jimmy Smith

RHODA SCOTT

https://www.facebook.com/didier.mouret.3

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***** ONDIOLINE ****

  Georges Jenny, France, vers 1942

Numéro d’inventaire : E.993.1.1


Ondioline, Georges Jenny, France, vers 1950, E.993.1.1
© Cité de la musique – Photo : Jean-Marc Anglès

L’ondioline, crée par Georges Jenny en 1942, appartient à la deuxième génération des instruments électroniques. Jenny conçoit un instrument « évolué,  qui met à la disposition du compositeur et de l’exécutant des moyens d’expressions riches et subtils». De plus, avec un seul doigté et une seule technique de jeu, l’instrumentiste peut jouer, du violon, du saxophone ou des Bongos. Avec cette invention, il obtient la médaille d’or du concours Lépine et se lance dans la construction artisanale de cet instrument.

Ce modèle construit vers 1950 comprend un clavier de 37 touches (trois octaves plus un demi ton et demi sol-sol. Il est expressif au toucher ce qui permet de varier les attaques et de nuancer les tenues de notes. La genouillère, à gauche du clavier, sert à l’expression générale (piano, piano-forte, forte…). Le vibrato manuel est obtenu par oscillation du clavier.

Ce clavier est contenu dans un coffret qui repose sur un socle renfermant l’amplificateur et le haut-parleur. L’ensemble se présente sous la forme d’un meuble élégant en bois.

Au-dessous du clavier deux boutons correspondent à la commande de transposition (clé d’octaves) et à l’accord de ces registres.

En haut du socle apparaissent les 18 clés de changement de timbre marquées A, B, C, D, E, F etc.(jeu de flûte, jeu d’orgue de cinéma, de violon ou violoncelle …).

L’ondioline n’est pas un instrument à son fixe, comme le piano ou l’orgue. Par son clavier mobile latéralement, elle permet de faire varier la hauteur de son d’une note donnée d’un ou 2 commas plus haut ou plus bas et de faire entendre la différence entre do dièse et ré bémol. Elle permet de prendre la note par en dessous ou par en dessus à la manière du violoniste ou du saxophoniste. Par sa clé d’octave, elle couvre les 6 octaves de l’échelle musicale.

Ces qualités d’expression ont séduit de nombreux compositeurs qui ont écrit des œuvres spécialement conçues pour l’ondioline : Arthur Honegger (1921-1955), Marcel Landowski (1915-1999), Darius Milhaud  (1892-1974), Joseph Kosma (1946-1905). Darius Cittanova compose un concerto taj mahal spécialement pour ondioline et orchestre symphonique.

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*** KORG MS-50 * VC-50 * SQ-10 * MS-20 * MS-10 ***

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La Labs Synthétiseur numérique de Bell , mieux connu comme la machine Alles ou Alice , était un synthétiseur additif expérimental conçu par Hal Alles au Bell Labs dans les années 1970 . La machine utilisée Alles oscillateurs commandés 72 informatiques dont la production a été mélangé à produire un certain nombre de «voix» discrètes pour la sortie. La machine Alles a été appelé le premier vrai synthétiseur additif numérique , à la suite des expériences antérieures de Bell qui ont été partiellement ou totalement mises en œuvre en tant que logiciel sur de grands ordinateurs . Seule une composition pleine longueur a été enregistré pour la machine , avant qu’il a été démonté et a fait don au département de Timara de Oberlin Conservatory en 1981. Plusieurs synthétiseurs commerciaux basés sur la conception Alles ont été libérés au cours des années 1980 , y compris la puce sonore Atari AMY .
Cette bande est 1977 l’un des premiers exemples de synthèse audio en temps réel purement numérique. Il parvient à atteindre un synthé analogique sonore de qualité , mais il est la synthèse et le traitement du signal entièrement numérique .

Le logiciel interactif je l’ai écrit et je joue dans cette vidéo recycle mon entrée au clavier dans un accompagnement de mon jeu continue , ce qui est pourquoi je l’ai appelé un « générateur de concerto  » . Je utiliser une partie de l’un des claviers de saisie de données de commande , et les petits interrupteurs en haut à droite pour accéder à des modèles numériques pré- inscrits . Les curseurs sont principalement pré- Yamaha synthèse FM contrôles de paramètres , pour le nombre d’harmoniques et de l’amplitude et de la fréquence du modulateur FM et le support que constitue chaque voix musicale .

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Récapitulatif des sonorités dans cette vidéo de différent instruments Vintage